Ohemba-Wandje-Chirurgien-Plasticien-Paris_NymphoplastieL’hypertrophie des petites lèvres est définie par une taille excessive des petites lèvres notamment par rapport à celle des grandes lèvres. Ainsi en position debout les petites lèvres font saillie et dépassent de la fente vulvaire, ce qui fait dire aux patientes qu’elles ont des petites lèvres « pendantes ».
L’hypertrophie est le plus souvent bilatérale conservant l’asymétrie physiologique des petites lèvres, la gauche étant naturellement plus importante que la droite ; elle peut cependant être unilatérale. Cet aspect apparaît le plus souvent à la puberté (hypertrophie primaire juvénile) mais il peut survenir après un accouchement ou à la ménopause (hypertrophie secondaire par vulvoptose ou fausse hypertrophie dont le traitement n’est pas alors celui de l’hypertrophie classique).
L’hypertrophie des petites lèvres entraîne souvent une gêne vestimentaire (port de jean serré, de string, de maillot de bain moulant) ou lors de la pratique de certains sports (bicyclette, équitation, varappe). La gêne est variable lors des rapports sexuels, moins physique (interposition des petites lèvres lors de la pénétration) que psychologique (gêne à se dénuder devant un partenaire). Parfois cette hypertrophie est responsable de mycoses à répétition.
La nymphoplastie a pour but la réduction de la taille des petites lèvres, la correction d’une éventuelle asymétrie majeure.
L’objectif est d’obtenir une vulve harmonieuse avec une taille des petites lèvres en rapport avec celle des grandes lèvres et du volume de la vulve.
L’intervention réalise l’ablation de la muqueuse en excès.
L’intervention n’aura aucune conséquence négative ultérieure sur les rapports sexuels ni sur les accouchements.

AVANT L'INTERVENTION

Un bilan pré-opératoire est réalisé conformément aux prescriptions. Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.
L’arrêt d’une éventuelle contraception orale peut être requis, notamment en cas de facteurs de risques associés (obésité, mauvais état veineux ; troubles de la coagulation).
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.

TYPE D'ANESTHÉSIE

La nymphoplastie est le plus souvent réalisée sous anesthésie vigile c’est-à-dire une anesthésie locale approfondie par des tranquilisants administrés par voie intraveineuse.

MODALITÉS D'HOSPITALISATION

En général, l’intervention se pratique en ambulatoire c’est-à-dire avec une sortie le jour même après quelques heures de surveillance. La patiente peut alors regagner son domicile dès que sont état général le permet. Toutefois, pour des raisons sociales, familiales ou personnelles une courte hospitalisation peut être envisagée.

L'INTERVENTION

L’intervention réalise l’ablation de la muqueuse en excès. Les berges muqueuses ainsi découpées sont alors suturées au fil résorbable.
En fin d’intervention, un pansement léger est placé dans un slip de protection. En fonction du chirurgien et du cas clinique l’intervention peut durer de 30 à 60 minutes.

SUITES OPÉRATOIRES

Un minime saignement dure 2 à 3 jours. Un gonflement et des ecchymoses sont habituels. Les suites opératoires sont en général peu douloureuses, ne nécessitant que des antal- giques simples. Une protection sera glissée dans le slip. Il est conseillé d’adopter un habillement ample (jupe ou pantalon peu serré).La toilette intime est réalisée par bains de siège bi- quotidiens avec un antiseptique habituel.

Les fils de sutures se résorberont en principe en huit à douze jours, date à laquelle la cicatrisation est obtenue. On conseille d’attendre deux à trois semaines pour la reprise progressive d’une activité sexuelle.
Un arrêt de travail n’est le plus souvent pas nécessaire.
On conseille d’attendre un à deux mois pour reprendre une activité type équitation ou cyclisme.

LE RÉSULTAT

Il ne peut être jugé qu’un mois après l’intervention. La vulve a alors une forme harmonieuse.
Les cicatrices s’estompent en 1 à 2 mois.